BRUNO MANTOVANI - Le Sette Chiese
0012722KAI - 2008

www.klassik.com, Paul Hübner, 11.1.2009
Dass Architektur ihre Spuren in der Musik hinterlässt, kennen wir nicht erst seit der Renaissance, als Guillaume Dufay dem Dom in Florenz mit seiner Motette Nuper rosarum flores ein klingendes Denkmal gesetzt hat und seine baulichen Strukturen und Proportionen in Harmonien umgesetzt hat. Auch die Gesänge der Gregorianik waren auf ihre Art und Weise Raummusik, die den Nachhall einkalkulierten, die in ihrer sich empor schraubenden Einstimmigkeit den Bögen der Sakralbauten folgten. Auch heute noch lassen sich Komponisten von architektonischen Innovationen beeinflussen, man denke an die Voids aus Daniel Libeskinds Jüdischem Museum, die nicht nur in einem Werk der jüngeren Musikgeschichte ihre Spuren hinterlassen haben.
Der französische Komponist Bruno Mantovani hat sich hingegen wieder auf alte Bauwerke besonnen, ohne jedoch in monumentalen musikalischen Traditionalismus zu verfallen. Sein vierzigminütiges Ensemblewerk Le Sette Chiese’ ist dem architektonischen Gesamtkomplex der Sieben Kirchen in Bologna gewidmet, ein über Jahrhunderte entstandenes Gebäude, das aus verschiedenen, in sich verschachtelten Einzelteilen zu einem komplexen Raum zusammengewachsen ist. Zusammen mit zwei anderen Ensemblestücken Mantovanis ist ‘Le Sette Chiese’ in einer Aufnahme des Ensemble Intercontemporain bei Kairos erschienen.
Bruno Mantovani gehört zu den Komponisten, die rastlos mit offenen Augen die Eindrücke der Außenwelt in ihr Innerstes integrieren. Sein musikalischer Gang durch die Sieben Kirchen kündet denn auch von den unterschiedlichsten Einflüssen. Architektonische Strukturen werden in Klänge übertragen, optische Einflüsse wie Licht und Schatten finden ihre akustische Entsprechung in klanglichen Phänomenen. Auch Symbolisches und Geschichtliches finden ihren Eingang in die musikalische Sprache Mantovanis, und zugleich mischen sich Alltagsgeräusche in die Ortsbeschreibung – es zeigt sich, dass diese Musik fest im Hier und Jetzt verwurzelt ist, und die Zeitlosigkeit der Architektur betont, anstatt den Hörer auf eine Reise in die Vergangenheit zu zerren.
Ähnliche Klanggeographie ereignet sich in Mantovanis Ensemblestück ‘Streets’, das seine Inspiration von den Bewegungen der Massen nimmt, die sich täglich durch die Straßen einer Metropole schieben, in diesem Falle durch die Straßen New Yorks. Die unzähligen differenzierten Bewegungsabläufe mit ihren unterschiedlichen Tempi verschmelzen zu einer gemeinsamen, aufgrund ihrer Vielfalt fast als statisch wahrgenommenen Bewegung; von weitem erkennt man nichts als eine in sich wabernde Masse.
Kleinste Teilchenbewegungen machen auch in ‘Eclair de Lune’ für Ensemble das Klangkontinuum aus. Mantovani kehrt in diesem Werk zum Gebiet der Elektroakustik zurück und integriert Verfahren der Granularsynthese ins instrumentale Klangbild. Klanglich inhomogene Ereignisse werden so moduliert, dass eine große Fläche entsteht, ein linearer Zusammenhang imaginiert wird.
Bruno Mantovani hat seine drei Ensemblewerke dem Ensemble Intercontemporain auf den Leib geschrieben, das mit seiner Dirigentin Susanna Mälkki für neue, sorgfältig ausgehörte und klanglich bestens abgemischte Aufnahmen gesorgt hat. Man spürt in den Interpretationen die gegenseitige Inspiration, die Musiker garantieren mit klanglich differenzierten Einzelleistungen für hervorragende Zutaten in dem texturreichen Menü Mantovanis. Es ist sicher kein Zufall, dass Bruno Mantovanis Interesse gleichermaßen der Kochkunst wie allen anderen Künsten gilt. Wir erleben hier einen Komponisten, der im wahrsten Wortsinne über den Tellerrand hinausschaut und Musik von reicher, überfließender Kulinarik schafft. Auf gewisse Weise versöhnt Mantovani manch spröde französische Nachkriegsmusik mit der überbordenden Reichhaltigkeit früherer Zeiten – ohne dass man sich dabei den Magen verdirbt.

ABC ARTES Y LETRAS
Ya puede ser ese retrato de perfil abstracto de las calles de Nueva York, la estructura basada en la arquitectura de siete templos bolon~eses (y denominada Le Siette Chiese), o la sonata eclair de Lune.
Su deseo es relacionarse. Y nada mejor para hacerlo con una interpretación que no deje resquicio, impecable en la forma y contundente en el fondo.
Por algo este disco tiene algo de avasallador.

DIARIO DE SEVILLA
Siete Iglesias de Colonia
Música que parece creada para amoldarse a los espacios que la inspiran, con ricas agrupaciones de timbres y juegos dinámicos que se hacen intrincada masa en Streets (2007) y onírica fantasía sonatística en la espectral Éclair de Lune (2006).

LE MONDE DE LA MUSIQUE, CHOC
Les évocations du chant grégorien ou d´une marche participent à cette atmosphère fantomatique et raréfiée, recréée avec précision par Susanna Mälkki et l´Ensemble intercontemporain.

Le Nouvel Observateur, Jaques Drillon
Mais ce qui frappe, c´est le bouillonnement des idées, la capacité de créer des atmosphéres par l´écriture autant que par cette science de l´orchestration qu´on ne connaissait qu´à Hugues Dufourt.

ResMusica.com, Francesca Guerrasio
L’énergie sonore et le caractère contemplatif de Bruno Mantovani
A distance de quelques mois, un nouveau disque de Bruno Mantovani fait sa sortie discographique réunissant trois oeuvres : Le sette chiese, Streets, Eclair de lune, écrites dans les quatre dernières années. Trois oeuvres différentes par les effectifs qu’elles emploient, la durée, la conception musicale, qui révèlent surement l’évolution personnelle du compositeur et de son discours sonore complexe variant de l’ensemble traditionnel à l’introduction de l’électronique. Le sette chiese (2002), première dans l’ordre chronologique se présente comme une oeuvre singulière dans le catalogue de Mantovani. Sa longue durée (environ 40 minutes), son grand effectif (divisé en 4 groupes spatialisés), son inspiration architecturale, sont des éléments d’innovation dans le langage du compositeur qui abandonne momentanément toutes références à la musique populaire (autrefois caractéristique de ses travaux). Le titre s’inspire des sept églises de Bologne composées par des bâtisses « encastrées » les unes dans les autres. L’originalité architecturale de cet ancien complexe historique ouvre à une réflexion du compositeur sur l’espace comme motif « poétique » et point de départ pour une musique introspective mais sobre, basée sur la raréfaction des matériaux sonores. L’orchestre (deux ensembles instrumentaux plus un trio et sextuor) disposée selon une géométrie complexe qui relève le principe d’antiphonie s’approprie l’espace environnant tout en le fragmentant et en le rythmant avec sa présence. L’usage d’un grand nombre de percussions et des deux pianos utilisés surtout pour leurs caractéristiques percussives (à évoquer le son de cloches ou des bruits environnants) complète l’ensemble instrumental « traditionnel » qui dessine les neuf« portraits » sonores.
Le premier mouvement « La piazza Santo Stefano » (dédicacée à Anna) avec ses bruits de percussions mélangés aux souffles de la flûte et aux notes hyper-aigues du piano, montre le chemin idéal d’entrée à l’église de Saint Jean-Baptiste. De là un parcours introspectif évoqué par des glissandi en quarts de tons, des références au chant grégorien, la superposition de matériaux rythmiques et enfin un système d’accords en forme d’accumulation, nous emmènent tout au long de cet ensemble religieux spectaculaire. De tout autre caractère Streets dédié à Pierre Boulez, et fondé sur un seul accord qui évolue rythmiquement alternant des passages très nerveux à d’autres plus calmes. Ce calme « apparent » prépare en réalité à des nouvelles transformations au caractère agité et frénétique. Eclair de lune avec son titre « romantique » marque le retour de Mantovani à l’électroacoustique. Les longues mesures d’introduction du piano sont la matière de base pour toutes transformations électroniques et pour un jeu de rappels et de renvois sonores de la partie instrumentale. L’élément électronique tout à fait intégré à l’écriture traditionnelle, l’ample usage des percussions (caractéristique de son langage), les virtuosités du piano, les sonorités pleines résument les aspects fondamentaux de l’écriture de Mantovani : grande énergie sonore et caractère contemplatif. L’Ensemble intercontemporain, interprète et commandeur de ces oeuvres, contribue sans doute à la réussite de ce disque. Les trames sonores simples mais de grand effet, à la base de la création et de la poétique de Mantovani, font partie depuis toujours du langage de l’Ensemble, qui sous la direction de Susanna Mälkki traduit à la perfection l’esprit subtil du compositeur.

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